Géolocalisation des établissements religieux du haut Moyen Age

B. Boissavit-Camus (Archéologie et histoire de l’art médiévale, Université de Paris 10)
V. Soulay (Archéologie et histoire de l’art médiévale, Université de Paris 4)
A. Foviaux (Archéologie et histoire de l’art médiévale, Université de Paris 10)

Les édifices religieux renvoient, au Moyen Age, à des entités diverses. Édifices complexes, ils ont subi, au cours de leur histoire, de multiples transformations. La recherche s'est jusqu’à présent, surtout attachée à leur étude monographique ; or leur caractère durable en fait des repères stables, parfois contraignants, qui accompagnent la transformation de l'espace urbain et dont hérite l'organisation ultérieure de la ville. L'analyse spatiale, à l'échelle urbaine, permet de discuter leur rôle effectif dans la fabrique de la ville, mais nécessite de mettre en place des outils adaptés, comme les SIG. La constitution d’une couche sur les édifices religieux parisiens a nécessité, en premier, la conception et la construction d'une base de données adaptée, mais l’expérience s'est limitée au premier Moyen Age, du fait de nombreuses contraintes (nombre de chercheurs concernés, historiographie ancienne, documentation dispersée, études architecturales multiples), dont la vérification de la documentation indispensable pour établir une liste de données robustes.

La communication présentera les objectifs attendus, les problèmes posés par une documentation – bibliographique et graphique- souvent ancienne et les perspectives d'exploitation possibles. On ne pouvait, en 3 ans, aboutir à une géolocalisation robuste de tous les édifices médiévaux ; aussi la saisie réalisée visait-elle à tester la base, via l’interface Dynmap, pour croiser les couches existantes du SIG et ainsi développer des requêtes à l'échelle urbaine. La représentation graphique, souvent limitée à un symbole en raison de la documentation accessible, pose des questions intéressant le traitement de l'information antérieure au 13e s. Les données présentées ici sont issues de deux travaux en cours, d'inégale portée : la thèse de V. Soulay (Paris 4), consacrée à un travail approfondi de la rive droite de la Seine et le mémoire de master d'Aude Foviaux (Paris 10), mobilisant, pour la rive gauche, les informations publiées.