Création de plans de référence pour la fin du Moyen Âge : îlots, voirie, paroisses, quêtes

C. Bourlet (Histoire médiévale, IRHT)
A.-L. Bethe (Géomatique, université de La Rochelle)

Le choix d’utiliser un fond commun à tous pour la construction des objets historiques est fondamental. Le plan Vasserot recouvre l’espace du XIXe siècle, beaucoup plus vaste que celui du Moyen Âge, et reflète en plusieurs endroits une organisation spatiale postérieure à cette dernière période. Par ailleurs, ce plan présente de réelles disparités de tracé des contours d’îlots tant avec le plan actuel de l’APUR qu’avec les deux plans de reconstitution historiques sur lesquels, en l’absence de plans anciens, s’appuient les médiévistes : la carte de Paris vers la fin du XIVe siècle réalisée par J. Leuridan et J.-A. Mallet en 1975 (publiée par le CNRS) et le plan archéologique de la ville de Paris dit de Berty. La réalisation d’un plan hybride intégrant l’ensemble des îlots et des voiries du Paris de 1380 et qui respecte au mieux les îlots Vasserot, tout en s’en détachant si nécessaire, permettait de produire un fonds commun sur lequel chacun pourrait caler ses propres couches historiques de bâti : églises, marchés, hôtels, etc. ou et les éditer à sa guise. Pour les besoins spécifiques au projet de géocodage des contribuables parisiens de 1300, quatre nouvelles couches géoréférencées en ont été dérivées : îlots et voirie 1300, paroisses fiscales et quêtes. Nous présenterons rapidement ces couches de référence et les principes qui ont présidé à leur réalisation ainsi que les points de méthode indispensables à la compréhension de leur utilité et de leurs limites.