Le géoréférencement des plans Vasserot

A. Bouju (Informatique, université de La Rochelle)
A.-L. Bethe (Géomatique, université de La Rochelle)
P. Chareille (Histoire médiévale, université de Tours)
É. Grosso (Informatique et géomatique, IGN / Laboratoire COGIT - université de La Rochelle)

L’intégration de couches historiques dans le SIG ALPAGE suppose la mise à disposition sous forme numérique d’un plan de référence du parcellaire ancien. Les 910 plans d’îlots – dits plans Vasserot – numérisés par les archives de Paris fournissent cette matière. Leur géoréférencement est une étape essentielle : elle suppose l’attribution aux images (raster) d’un système de coordonnées de référence. Ce travail a été effectué en superposant ces plans parcellaires « anciens » au plan actuel de l’APUR utilisé comme géométrie de référence. La technique mise en œuvre s’appuie, conformément à l’usage, sur le repérage de « points homologues » (ie fixe dans le temps). Lorsque rien ne subsiste des anciens îlots, divers documents d’archives et autres plans intermédiaires (du point de vue de la chronologie) ont été utilisés : ils permettent de pallier ces manques.

Le géoréférencement induit inévitablement une déformation du plan d’origine. La mise en œuvre du procédé et l’évaluation de la qualité du résultat impliquent des choix méthodologiques qui ont une répercussion sur la restitution de l’information. C’est en concertation avec les historiens que ces choix ont été opérés. Ils doivent être explicités pour permettre de qualifier le géoréférencement et d’évaluer la méthodologie retenue.